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À Knoxville, au Tennessee, un groupe d'enfants revenant de l'école en vélo regardent en souriant passer un train. Un employé les salue de la main et ils répondent avec enthousiasme. Le soir commence doucement à tomber lorsque le train s'arrête à la gare. L'employé en descend et détache le wagon de queue. Le train se remet en marche, laissant derrière lui le wagon immobilisé sur les rails.

À la nuit tombée, on voit un peu de fumée s'échapper du wagon en question. La caméra le survole pour nous montrer une antenne satellite sur son toit et son numéro de matricule, le 82594. Deux grosses berlines s'arrêtent à proximité. Quatre Japonais en pardessus en émergent. Au même moment, un cinquième individu sort du wagon pour les accueillir. On apprendra plus tard qu’il s'agit du Dr Takeo Ishimaru (qui se fait appeler Shiro Zama en sol américain). Les nouveaux venus entrent dans le wagon, tandis qu’Ishimaru monte plutôt à bord d'un des véhicules pour quitter les lieux.

L’intérieur du wagon a été aménagé en salle d'opération sophistiquée, divisée en deux sections par une porte transparente. La deuxième section bénéficie d'un niveau d'aseptisation très élevé. Le mobilier est en acier inoxydable; bouteilles et instruments en tout genre y sont soigneusement rangés. La basse température maintenue dans cette pièce explique la fumée qui s'échappe du toit. Les quatre Japonais ont revêtu un sarrau de chirurgien et portent un masque épais. Ils s’activent maintenant autour d'une forme humanoïde allongée. Très vite, on note que la cage thoracique ouverte n’a rien d’orthodoxe sur le plan anatomique. Un tube en aspire le sang couleur émeraude qui s’écoule ensuite dans un grand contenant. Les chirurgiens effectuent des cautérisations à l’aide d’instruments chauffants. Une caméra fixée à un mur capte l’opération et la retransmet par le satellite sur le toit.

Soudain, la porte du fond s'ouvre brutalement. Un escadron d'hommes armés pénètre les lieux avec fracas, détruit la porte du sas et balaie l'endroit de salves de mitraillettes. Les Japonais, qui n'ont nulle part où fuir, tombent sous les balles. Les commandos investissent la salle d'opération, maintenant maculée de sang rouge. Une fois qu'ils se sont assurés qu'il n'y a aucun survivant, ils emballent sans plus de cérémonie l'étrange corps au sang vert. La fermeture éclair du sac remonte jusqu'à un visage qui, au premier coup d’œil, n'a pas grand chance d'être humain.

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Les pieds posés sur son bureau, Mulder se cure les ongles. Lorsque Scully entre, il l'invite à jeter un coup d'œil à une vidéocassette qu'il vient de recevoir par la poste. En version originale, Scully souligne avec une pointe d'ironie qu'il ne s'agit pas du type de divertissement qu'il affectionne d'habitude (la pornographie), ce qui fait rigoler Mulder. S'il se fie au magazine par lequel il a commandé la cassette, le court film montre l'autopsie d'un authentique extraterrestre. En fait, on reconnaît à l’écran les malheureux Japonais du prologue en train de disséquer le corps de la créature, laquelle reste cependant hors de la vue du spectateur. «Tu as dépensé de l'argent pour ça?», fait Scully avec incrédulité. 29,95 $, répond triomphalement Mulder, plus les frais d’expédition (on a cru bon baisser le prix en version française: 28,80 $). Naturellement, Scully ne peut s’empêcher d’effectuer un rapprochement avec le fameux reportage sur l’autopsie d’un soi-disant extraterrestre de Roswell que la chaîne Fox diffusait souvent à l'époque. Mulder trouve que sa propre vidéo a l'air véridique. «On croirait qu'ils ont filmé une véritable autopsie avec de véritables légistes», insiste-t-il. Scully ne comprend pas pourquoi les médecins portent des masques à gaz. «Peut-être pour se protéger de cette substance verdâtre qu'ils semblent extraire du cadavre», propose Mulder en montrant le tuyau. En version française, Scully suggère à son tour, sans trop de sérieux, qu'il pourrait s'agir de menthe à l'eau ou d'anisette, même si elle se doute que Mulder pense plutôt à du sang extraterrestre. (En anglais elle dit: «Olive oil? Snake oil? I suppose you think it's alien blood.»). Pince-sans-rire, Mulder assure que les Martiens n'ont pas de sang.

Dans la traduction, il s'avoue déçu par le manque de précision dans ce court film; en version originale, par contre, c'est justement cette absence de détails qui l'intrigue. Selon lui, la pseudo-autopsie diffusée à la télévision sentait la fraude parce qu’elle voulait montrer trop de détails. «Et celle-ci est meilleure parce qu'il y a des choses cachées?», demande sa collègue. Non. Mulder la trouve intéressante à cause de sa conclusion. Il remet le film en marche. La séquence suivante montre l'équipe d'assaut envahir le wagon et détruire la porte du sas. Malheureusement, un soldat atteint presque tout de suite la caméra, et l'image fait place à de la neige. Scully est frappée de stupeur. «D'où ces cassettes viennent-elles?» Mulder a noté l'adresse d'un type d'Allentown en Pennsylvanie. «Il dit avoir capté ça d'un satellite à deux heures du matin.»

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Les agents se rendent en voiture à Allentown. Ils se garent devant une maison dont la façade a connu des jours meilleurs. Le lierre envahit le toit et les murs en ciment auraient besoin d'un ponçage. C’est là qu’habite le vidéaste qui a vendu la cassette, un homme dont on apprendra qu’il s’appelle Steven Zinnzser. Mulder passe par la cour et trouve une boîte à lettres sur laquelle est inscrit «Rat Tail Productions. Laissez les colis ici». La porte arrière est ouverte, ce qui ne manque pas de l'intriguer. Scully l'informe que la porte avant est verrouillée. «Oui, répond son collègue, mais celle-ci a été forcée.» Les agents sortent leurs armes et commencent à explorer les lieux. À l'intérieur, ils découvrent une pièce remplie de matériel électronique. Scully entre ensuite dans la chambre à coucher et découvre un homme allongé sur le ventre en travers du lit. On lui a attaché les mains dans le dos et on lui a recouvert le visage d'une taie d'oreiller avant de lui tirer une balle dans la tête. Le corps est encore chaud. L'assassin ne doit pas être loin.

Le bruit d'une porte qu'on claque surprend les agents. Mulder aperçoit un homme qui s’enfuit de la maison et se lance à ses trousses. L'inconnu, un Japonais qui tient une serviette à documents, sort par la cour et saute la clôture. Mulder lui ordonne en vain de s'arrêter. La traque se poursuit chez le voisin, puis dans la rue, puis sur d’autres propriétés. Mulder finit par rattraper le fuyard en le décrochant littéralement d'un grillage qu'il tentait d'escalader. Le Japonais ne se laisse pas impressionner par le revolver que l'agent lui brandit au visage. Il le désarme d'une série de coups de pieds bien envoyés. Mais Mulder, qui est connu pour perdre son arme de service, a pris soin d'en loger une deuxième dans un étui à sa cheville. Cette fois, il peut tenir le suspect en joue à bonne distance. «Il faut toujours en avoir un deuxième en secours.» («I get tired of losing my gun.») L'agent récupère son premier pistolet et ordonne à l'homme de se tourner vers le grillage. «Qui êtes-vous?» Le Japonais l'invective dans sa langue et ne semble pas vouloir collaborer. Non sans mal, Mulder s'empare de la serviette du suspect.

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Au poste de police d'Allentown, il y a beaucoup d'activité, la principale consistant à mettre sous arrêt des prostituées. Scully informe Mulder qu'ils n'ont pas trouvé d'interprète pour interroger leur suspect. Les officiers d'Allentown n'ont pas non plus envie d'appeler le FBI au beau milieu de la nuit pour cette histoire. «Attends, regarde. L'espoir jaillit à l'horizon», lui dit-il. Tel un phare dans la nuit (pour reprendre l'expression originale anglaise), le directeur adjoint Skinner fait son entrée. Il n'a pas l'air très jovial, ce qui ne change rien à ses habitudes. Il salue froidement ses agents. «Est-ce que vous parleriez japonais, par hasard?», demande Mulder. «Non, malheureusement. Ça nous aurait tous bien tirés d'embarras», fait son patron d'un ton sévère. L'arrestation de cet après-midi risque de causer un incident diplomatique et Skinner s'est déplacé exprès pour essayer de minimiser les dégâts. Les agents doivent relâcher leur suspect, car l'ambassade japonaise assure qu'il doit bénéficier de l'immunité diplomatique. L'homme s'appellerait Katsuo Takeo (Katsuo Sakari en version originale). L’enquête sur le meurtre sera prise en charge par d'autres services. Skinner demande à ses agents ce qu’ils venaient faire dans cette ville. «Une enquête sur un piratage vidéo», explique sobrement Mulder. Scully ne le contredit pas. Le directeur adjoint donne l'ordre à Mulder (mais pas à sa partenaire) de rentrer à Washington et de s'occuper de choses plus importantes. Il se dirige vers la sortie, heurtant son agent au passage, mais il ne s’excuse pas. De sa cellule, Takeo les dévisage, imperturbable.

Dehors, les agents retournent à leur voiture. Scully est contrariée. «Qu'est-ce qu'un diplomate japonais viendrait faire dans une maison où un homme vient d'être étouffé [sic] avec une taie d'oreiller?» («What would a Japanese diplomat be doing in that house with a dead man with his head stuffed in a pillowcase?») Mulder convient que ce n'est pas le meilleur moyen de détendre les relations internationales. Il n'a pas l'intention de tout laisser tomber, pas après avoir investi 29,95 $ dans cette vidéocassette dont il a la ferme intention d'amortir les coûts. Du coffre de la voiture, il sort la serviette du diplomate japonais, une pièce à conviction qu'il a «oublié» de rendre. Il l’ouvre et trouve un dossier rempli de photos satellites montrant des bateaux en mer. Il y a aussi une liste des membres du MUFON de la région (le Mutual UFO Network qui devient, en français, le «Cercle des frères de l'espace»). Un nom a été entouré d’un trait, celui d'une certaine Betsy Hagopian. Serait-ce là une des cibles possibles du meurtrier à la taie d'oreiller? Mulder suggère à Scully de rester à Allentown pour enquêter là-dessus. Pendant ce temps, il va suivre les ordres de Skinner et retourner à Washington. Il a des amis là-bas qui pourront le renseigner sur les clichés.

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Les amis en question sont les Lone Gunmen, toujours prêts à donner un coup de main lorsqu'il y a une conspiration à mettre au jour. «Ce bateau s'appelle le Talapus. Tu dois une fière chandelle à l'optique allemande», dit Langly, qui vient d'observer l'un des clichés à la loupe. Si l'optique est allemande, la technologie est américaine. Le satellite lui-même est japonais et il a été lancé d'une base en Amérique du Sud. Frohike est surpris d'apprendre que ce cliché provient d'un diplomate nippon. «Les Japonais n'aiment pas laisser soupçonner leur savoir-faire en matière d'espionnage. Ils gardent jalousement les informations qu'ils ont recueillies.» Pourquoi ont-ils fait des photos de ce bateau? Byers a la réponse: «Il était chargé de repêcher des épaves au large de San Diego. On l'a envoyé chercher un sous-marin japonais coulé pendant la Seconde Guerre mondiale. D'après certaines rumeurs, il était bourré de lingots et de métaux précieux.» Rien ne prouve cependant que le Talapus a bel et bien repêché le sous-marin en question. Plus curieux encore, au lieu de rentrer à San Diego, il a traversé le canal de Panama pour se rendre au chantier naval de Newport News en Virginie. Ce qu'il est allé faire là, on l'ignore, mais Mulder spécule que l'équipage du Talapus rapportait peut-être autre chose que l’épave d’un sous-marin nippon.

Ailleurs à Washington, Katsuo Takeo sort de l'ambassade japonaise. Le chauffeur de limousine qui l'attend le salue poliment et lui tient la portière. Takeo monte dans le véhicule sans prêter la moindre attention à l'employé. Aussitôt installé sur la banquette, la portière se referme sur lui et il entend distinctement le système de verrouillage s'enclencher. Il constate alors qu'un autre homme à la mine peu avenante se trouve avec lui dans l'habitacle du passager. Le chauffeur prend place à l’avant. En ajustant le rétroviseur, il peut voir Takeo se faire étrangler par l'inconnu. Il démarre.

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Le lendemain, Scully se gare devant la résidence proprette de Betsy Hagopian, dont le nom avait été encerclé sur la liste des membres du MUFON. Une étiquette de l’organisation est collée à la fenêtre de la porte d'entrée. Scully frappe. Une petite femme brune vient répondre. Elle s’appelle Lottie Holloway. Betsy Hagopian n’est pas chez elle. Quand Scully demande s'il y a moyen de lui parler, Lottie la regarde étrangement. Se méprenant sur sa réaction, l’agent s'excuse et se présente en spécifiant qu'elle est du FBI. «Oui, je vous connais», rétorque Lottie. Elle appelle aussitôt une autre femme qui se trouve quelque part dans la maison. «J'ai peur que vous me preniez pour quelqu'un d'autre», insiste Scully. Mais l’autre femme, Penny Northern, une grande rousse aux yeux très bleus, la reconnaît-elle aussi immédiatement. La stupéfaction se peint même sur son visage. «Oh, mon Dieu. C'en est une», fait Penny (en reprenant curieusement une expression de l'épisode Red Museum, dans lequel jouait la comédienne qui joue le rôle de Penny Northern…). Scully est perplexe. Une quoi? En souriant, Lottie lui répond: «Une des nôtres.» Scully paraît complètement déconcertée par la conviction qu’affichent les deux inconnues.

Quelques instants plus tard, Penny passe des appels téléphoniques pour réunir le reste du groupe. Dans le salon de Besty Hagopian, Scully tente de convaincre Lottie qu'il y a méprise. Elle travaille pour le FBI et enquête sur une histoire de meurtre. «Un dénommé Steven Zinnzser a été retrouvé assassiné à moins de trois kilomètres de chez vous.» Les deux femmes sont horrifiées: Zinnzser était membre de leur confrérie. Scully réitère qu'elle ne fait pas partie de ce groupe, alors pourquoi insistent-elles pour dire le contraire? «Est-ce que vous n'auriez pas vécu un événement inexplicable l'an dernier? demande Lottie. Vous n'avez pas disparu pendant un certain temps sans vous souvenir de rien ensuite?» Sur la défensive, Scully lui demande pourquoi on lui pose cette question. Penny lui suggère gentiment de s'asseoir. Il y a des gens qu'elle sera sans doute contente de rencontrer.

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Mulder a quitté Washington pour se rendre au chantier naval de Newport News en Virginie. Il interroge un officier des garde-côtes à propos du Talapus. Celui-ci affirme que la Drug Enforcement Administration (DEA) a refusé au navire l'accès au port à cause d’une histoire de contrebande. Le Talapus venait du Panama et avait peut-être pris un chargement au passage. La DEA envisageait de confisquer le bateau si l'équipage devait être mis sous arrêt. Pourtant, rien de tout cela n’est arrivé et les garde-côtes ne sont jamais montés à bord. L'opération a été stoppée et le Talapus est reparti le lendemain. Mulder ne trouve pas cette histoire logique. Si le Talapus est venu directement du Panama, il a forcément dû s'arrêter dans le port pour faire le plein d'essence. Mulder demande à l’officier de se renseigner sur la direction qu’a pu prendre le navire.

Dans le salon de Betsy Hagopian, la division du MUFON s'est réunie au grand complet. Il y a une dizaine de femmes de tous âges. Scully tente de les convaincre qu'elle ne les a jamais vues. Lottie trouve cela normal. Dana a probablement tout oublié puisqu'elle n'a subi qu'une seule expérience. «Bon nombre de nos amies ont été emmenées très souvent», renchérit Penny. Emmenées où? «Là où la lumière éblouit», répond Lottie, ce qui provoque chez Scully un bref flash-back de l'épisode Ascension. «Il y a des hommes qui font des expériences», précise une troisième femme prénommée Diane. Impossible de révéler leur identité puisqu'ils effacent tous les souvenirs de leurs victimes. Lottie précise qu'à force d'enlèvements, certains souvenirs finissent par revenir. Elle suggère même de recourir à l'hypnose régressive. Embarrassée, Scully affirme qu'elle n'est pas prête à en parler. Diane se montre compréhensive : ce type de traumatisme fait peur au début.

Au chantier naval, l’officier a trouvé l’information qu'il cherchait, mais Mulder n’est plus là. L’agent s’est faufilé dans le chantier et s’avance rapidement au milieu des ouvriers et des conteneurs, comme s’il savait exactement où aller. Il traverse une sorte de pont métallique qui le mène tout au bord de l'eau. Il remarque la présence d'un navire de petite taille dont la coque est rongée par la rouille. On ne sait pas ce qui attire son attention (l'absence d'identification du navire, peut-être), mais il se rend jusqu'au bâtiment et monte à bord sans se faire voir. Il entre dans la timonerie en fracassant une vitre (sans mandat!) et se met à fouiller dans les premiers tiroirs qu'il trouve. Dans une autre pièce, il trouve, suspendue à un crochet, une veste sur laquelle est imprimé le mot Talapus. Ses soupçons confirmés, Mulder poursuit son exploration un étage plus bas et tombe sur une série de portes verrouillées. Le temps de traverser la salle des machines, il entend le son de pneus qui crissent à l'extérieur. Trois grosses voitures viennent de s’arrêter à proximité du Talapus. Un escadron de soldats armés en émergent et couvrent rapidement les parties stratégiques du bateau. Mulder comprend qu’il a intérêt à filer. Se faisant aussi discret que possible, il profite du fait qu'une corne de brume résonne pour plonger à l'eau.

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La conversation étrange se poursuit dans le salon de Betsy Hagopian à Allentown. Lottie se souvient très bien du visage de Scully, car les deux ont été enlevées en même temps. «Au début, on ne se souvient que de la lumière, précise Penny. Ensuite, on se souvient des visages, puis des hommes qui mènent les expériences.» La révélation provoque un autre flash-back d'Ascension: la silhouette d'hommes en blanc se dessine derrière une baie vitrée dans un décor laiteux. Scully continue de résister, prétendant que ces femmes la confondent avec quelqu'un d'autre. «Vous portez la marque sur vous?», demande Diane. Elle s'approche de Dana, qui a l'air sur le point de défaillir, et lui montre une petite cicatrice sur la nuque. Lottie lui explique qu'on leur insère à toutes un implant. Elle fait ensuite un signe de tête aux autres femmes qui sortent chacune de leur sac à main un flacon contenant l'implant qu'elles se sont fait extraire. Dana n'en peut plus et se lève. Elle voulait juste voir Betsy Hagopian. Et d'ailleurs, pourquoi toutes ces femmes se réunissent-elles chez elle? Où est cette femme? Lottie et Penny se lancent un regard entendu.

Elles ont mené Dana à l'hôpital d'Allentown au service d'oncologie. Betsy Hagopian y subit un traitement de chimiothérapie. Elle souffre d'un cancer terminal «de nature indéterminée». Elle est en train de mourir, car les tumeurs qui envahissent son corps ne réagissent pas au traitement. Scully demande à Lottie et Penny si elles pensent que le cancer de Betsy est dû aux expériences faites sur elles par ses ravisseurs. «Elle subit leurs expériences depuis l'adolescence. C'est comme ça que nous sommes condamnées à finir.» Scully regarde ses interlocutrices avec incrédulité.

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À la nuit tombée, Mulder juge qu'il est maintenant sécuritaire d'émerger de sa cachette, même si un bateau semble encore le rechercher, tous feux allumés, quelques mètres plus loin. Il est trempé jusqu'aux os et a perdu son pardessus. Il court un peu au hasard en essayant sans doute de trouver une sortie. Il tombe plutôt sur un hangar surveillé étroitement par des hommes armés. Une lumière blanche filtre à travers toutes les ouvertures du bâtiment qui semble, curieusement, avoir été criblé de balles. L'un des véhicules vus précédemment près du Talapus s'arrête et des soldats en sortent pour entrer dans le hangar. Derrière eux, Mulder prend un gros risque en s’approchant à son tour. Il grimpe sur une passerelle pour accéder aux fenêtres du haut et jeter un coup d'œil à l'intérieur. À travers une vitre sale qu’il essuie comme il peut de sa main, il aperçoit un objet métallique de bonne taille et de forme oblongue, camouflé derrière un rideau de plastique. Des soldats et des hommes vêtus d'une combinaison protectrice blanche s'affairent autour de l’objet. Un appareillage électronique sophistiqué a été déployé et des instructions sont données à travers un haut-parleur. D'autres hommes sont perchés au-dessus de la structure et l'arrosent d'une sorte de gaz (refroidissant?).

La mine dépenaillée, Mulder revient chez lui. La porte de son logement n'est plus verrouillée et n'offre aucune résistance lorsqu'il la pousse. N'ayant pas oublié ce qui est arrivé à Steven Zinnzser, il sort son arme et jette un coup d'œil prudent à l'intérieur de l'appartement plongé dans la noirceur. Le logement a été fouillé sans subtilité aucune. L'électricité à même été coupée. Une voix résonne dans la pénombre, faisant sursauter Mulder: «Je crois qu'ils ont trouvé ce qu'ils cherchaient.» C'est Skinner, tranquillement assis dans le salon. Comment est-il entré? Mulder ne se souvient pas lui avoir laissé une clé de chez lui. Skinner affirme avoir trouvé l'appartement dans cet état. «Je reconnais que ma femme de ménage n'est pas très soigneuse», commente Mulder, sans toutefois baisser son arme. Skinner lui suggère de ranger son pistolet, car un mort est bien suffisant. Kazuo Takeo, le diplomate japonais de la veille, a été retrouvé assassiné dans un canal. «La seule certitude, c'est qu'il ne venait pas de plonger pour chercher des perles.» L'ambassade du Japon croit qu'on a tué le diplomate pour lui voler la serviette qu'il transportait. «Une pièce à conviction qui manque au dossier établi sur lui», poursuit le directeur adjoint. Il ignore ce qui se trouvait dedans, mais le Département d'État a maintenant Skinner à l'œil. Les Japonais tiennent à régler la question hors des voies diplomatiques, ce qui augure mal. Où est la serviette? «C'est l'agent Scully qui l'a», répond Mulder platement. Il ignore où se trouve sa collègue puisqu'il l'a laissée à Allentown. Quand Skinner exige que Mulder retrouve Scully, l'agent montre peu d'empressement: «Ça vous ennuie si je range d'abord un peu chez moi?» Skinner n'est pas d'humeur à rire (moins que d'habitude, en tout cas): «Cette affaire nous dépasse tous, même le FBI est dépassé.» (En anglais, il suggère plutôt que les conséquences de l'affaire feront plus que les éclabousser tous les deux ou le FBI: «This is bigger than me, you, or the FBI, Agent Mulder.») L'air un peu contrit, il ajoute que Mulder ne peut plus compter sur lui pour se tirer d'embarras. «Continuez tout seul.» («You’re on your own.») Dans le contexte, cela signifie que Skinner se défile et qu’on ne peut plus compter sur lui pour protéger ses agents. Mais du même coup, Mulder comprend que d’une certaine manière, son patron lui laisse carte blanche. Les deux hommes échangent un regard en silence, puis Skinner sort. De la fenêtre parviennent les premiers rayons du soleil.

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Mulder va tenter sa chance au bureau du sénateur Richard Matheson. L'homme politique sait déjà dans quelle situation délicate se trouve l’agent qu’il a pu tuyauter dans le passé (Little Green Men). Mulder a besoin d'un conseil, d'une marche à suivre. «Rendez tout de suite les photos», tranche Matheson. Mais ce geste n’aurait-il pas pour conséquence d’incriminer Mulder? Un bon joueur d'échec sait quelle pièce sacrifier, déclare le sénateur de manière un peu condescendante. L'agent se rebiffe. Il ne peut se laisser entraîner dans une affaire criminelle maintenant qu'il a vu des choses importantes. S'il cesse de fouiner, les conspirateurs n’auront-ils pas tout le loisir de camoufler les preuves? Matheson espère gagner la confiance de Mulder en lui «disant la vérité». Il s'approche pour lui parler à voix basse. «Il y a deux semaines environ, à Knoxville dans le Tennessee, on a abattu quatre hommes qui venaient du Japon. Tous d'éminents médecins qui étaient appelés à réaliser une étude extrêmement importante.» Mulder demande de quel genre d'étude il s'agit, mais il s'en doute déjà: «Est-ce que l'autopsie d'un être extraterrestre était prévue au programme?» C’est une chose que Matheson ignore. Par contre, il donne à Mulder le nom des victimes qu’il a griffonné sur un bout de papier. Ces hommes sont connus, et le fait de fouiller un peu leur passé aidera à mettre au jour leurs activités présentes. («Their credentials, however, are a matter of public record. Past deeds which may illuminate present treacheries.») Mais le temps est compté. Mulder aimerait tout de même qu'on lui dise (pour une fois) quoi rechercher. «Des monstres qui procréent des monstres», répond Matheson d'un ton sinistre. («Monsters begetting monsters.»)

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Dans son bureau au FBI, Mulder feuillette attentivement des documents lorsqu'on frappe. C’est Scully qui s’étonne de trouver la porte verrouillée. Elle lui apprend qu’elle a rencontré les membres du MUFON et vu Betsy Hagopian en train d'agoniser. «J'étais avec des femmes qui pensaient être en train de mourir également. Et ces femmes ont toutes raconté qu'on leur avait implanté ça sous la peau.» Scully agite un flacon contenant son implant. Mulder regarde l'objet. «Ce spécimen, je l'ai retiré de mon propre cou», dit Scully. Son collègue la regarde avec une pointe d'inquiétude. Est-ce qu’elle va bien? «Moi? Je ne sais plus rien, Mulder. Elles assuraient toutes qu'elles me connaissaient, qu'elles m'avaient déjà vue. C'était impressionnant! Elles avaient des renseignements sur moi, sur ma disparition!» Mulder convient que tout cela est troublant, mais il suggère de ne pas s'affoler tant qu'ils ne connaîtront pas la nature exacte de l'objet. Scully soupire, morte d'inquiétude.

La sonnerie du téléphone les interrompt: c’est une télécopie (un fax) qu'on s'apprête à leur envoyer. Scully remarque alors les photos étalées sur le bureau de Mulder. Celui-ci lui explique qu’il s’agit de médecins militaires japonais qui ont été photographiés pendant la Deuxième Guerre. Scully pointe tout de suite l'homme assis à gauche. Celui-là, elle l'a déjà vu quelque part. Sceptique, Mulder l'informe qu’il s’agit de Takeo Ishimaru, mort en 1965. «Il dirigeait une équipe de chercheurs de haut niveau que l'armée japonaise appelait la section 731. On sait aujourd'hui qu'ils réalisaient des expériences sur des cobayes humains. Ils pratiquaient des vivisections sans anesthésie, ils testaient la résistance au froid des enfants en bas âge, ils exposaient des prisonniers de guerre innocents au bacille de la peste.» Mulder montre une série de clichés horribles pour illustrer ses dires. Scully a l'air dégoûtée. Pas plus que leurs homologues nazis, ces criminels n'ont été poursuivis par la justice, ajoute Mulder. S'il s'y intéresse aujourd'hui, c'est parce que quatre de ces médecins apparaissaient dans la vidéo de l'autopsie. Et ils ont été assassinés au Tennessee.

La sonnerie retentit de nouveau, la télécopie arrive. Scully demande des précisions: qui a tué ces hommes et pourquoi? Mulder spécule que c’est le gouvernement américain qui les a éliminés, parce qu'ils poursuivaient les mêmes travaux que les nazis, c'est-à-dire la création d'un hybride humain/extraterrestre. Scully pousse un soupir d'exaspération. Mais son collègue insiste: «Ce qu'on a appris est convaincant. Avoue que toi-même, ça t'a troublée, l'histoire des dossiers médicaux, toutes ces femmes qui sont venues témoigner devant toi et l'implant que tu avais. Comment peux-tu encore refuser d'y croire?» (L’original anglais diffère un peu: «Scully, after all you've seen... after all you've told me you've seen. The tunnel with medical files, the beings moving past you, the... the implant in your neck, why do you refuse to believe?») Scully lui répond que croire est facile, mais qu’elle a besoin de preuves. «Y croire n'est pas si facile de ça», rétorque Mulder. La télécopie en main, Mulder clame qu’il a maintenant des preuves à présent. Il a découvert ce que les photos satellites (trouvées dans la serviette du diplomate japonais) montraient: «Un navire qui a repêché un OVNI au fond du Pacifique. Aujourd'hui, cet OVNI a été mis à l'abri dans un hangar gardé par les soldats de l'armée américaine.» Ce que la télécopie montre, par contre, c'est une prise de vue aérienne d'un wagon de train similaire à celui qu'on a vu dans le prologue, mais portant le numéro de matricule 82517. Mulder croit que l’expédition du Talapus a ramené à la surface la créature que l'on entrevoit dans la cassette vidéo. Quant au wagon, il a été affrété par les services spéciaux américains. «Les expériences médicales ont lieu dans ce genre de wagon. C'est sans doute là qu'a aussi été pratiquée la fameuse autopsie.» Mulder refuse toutefois de préciser d'où il tient tous ces renseignements, mais sa réponse («quelqu’un qui est comme toi, qui veut des preuves») nous laisse comprendre que le sénateur Matheson a livré la marchandise.

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Dans un labo du FBI à Washington DC, un jeune agent appelé Pendrell observe au microscope l'implant que Scully lui a apporté. Il s’agit manifestement d’une sorte de microprocesseur, fabriqué à l’aide d’une technologie très avancée. Le tracé des microcircuits est d’une complexité et d’une densité extraordinaires. D'avoir la confirmation que l'objet a été créé par l'homme paraît surprendre Scully. Pendrell s’en étonne: à quoi s'attendait-elle? Scully demande qui fabrique ces microprocesseurs. «Je connais des entreprises qui se trouvent à San José, j'en connais une à Boston. C'est difficile de savoir vraiment.» Et à quoi servent ces puces? «Pour des systèmes de freinage, de vidéo...» répond Pendrell. «Chaque jour, il y a de nouvelles applications.» Il mentionne qu’on utilise maintenant des implants pour que des handicapés (moteurs) puissent mentalement contrôler des appareils à commandes numériques. Les implants captent les différences de potentiel dans leurs cellules cérébrales. L'idée est de créer une interface électrochimique avec le cortex humain. N'est-ce pas incroyable, s’exclame Pendrell? Scully ne répond plus, absorbée dans ses pensées.

À la gare de Quinnimont (Virginie occidentale), Mulder escalade une échelle pour atteindre le toit d'un hangar. De là-haut, il a une meilleure vue sur l’ensemble de la cour où sont entreposés les wagons. Avec ses jumelles, il en repère un aux parois d'un gris métallique bien propre. Ce wagon porte sur son toit le matricule qu’il recherche: 82517. Au même instant, deux voitures sombres s'en approchent avec, à leur tête, une camionnette blanche. Le convoi s'arrête tout près du wagon. Des hommes (japonais selon toute vraisemblance) émergent des voitures noires et courent vers la camionnette, dont ils ouvrent les portes arrière. De son perchoir, et toujours à l'aide des jumelles, Mulder observe la scène. Les hommes font sortir une silhouette humanoïde revêtue d'une combinaison d'isolation blanche, du genre de celles qu’on doit porter dans une zone contaminée. L’être se déplace avec difficulté et doit être soutenu par les hommes. Son masque à demi transparent laisse entrevoir un visage d’apparence non humaine, avec de grands yeux sombres et un front protubérant. Les images des créatures momifiées du wagon d'Anasazi viennent tout de suite à l'esprit. Mulder est choqué par sa découverte: celle-ci est bien vivante.

Redescendu de son perchoir, l’agent se dirige discrètement vers le wagon. Des hommes surveillent les alentours. Une fois la mystérieuse créature montée à bord, ils regagnent leurs véhicules et s’en vont. Un message radio est envoyé. Le wagon se met en branle (il semble qu'on l'ait attaché à un train entre-temps). Dès qu'il a le champ libre, Mulder se lance à sa poursuite, sans toutefois parvenir à le rattraper.

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Au bureau du FBI, Scully visionne attentivement la vidéo de l'autopsie. Dans une scène qui précède de loin la séquence du massacre, apparaît le Dr Ishimaru, qui est l’homme qui avait quitté les lieux à l’arrivée de ses collègues dans le prologue. Il a retiré son masque et sa calotte. Scully s'intéresse beaucoup au visage de cet homme dont la moustache et les cheveux commencent à grisonner. Ishimaru tape un numéro de code électronique pour actionner l'ouverture d'une porte. Scully connaît cet homme, elle en est certaine. Elle refait jouer la scène en effectuant de nombreux arrêts sur image. Soudain, l'éclair se produit. Ses souvenirs la ramènent dans la fameuse salle blanche de son enlèvement, allongée sur la table d'opération. Trois visages masqués se penchent sur elle. Un quatrième visage, sans masque celui-là, apparaît dans son champ de vision. C'est celui d’Ishimaru.

La sonnerie du téléphone interrompt le fil de ses réminiscences. Mulder appelle sa partenaire de la gare de Quinninmont et tient à lui faire part de sa dernière découverte: «Un groupe de Japonais vient d'embarquer une forme humaine dans un des wagons qui étaient sur les photos.» («A group of Japanese men just put someone in one of those boxcars we saw in the satellite photos.») Scully a du mal à suivre. Est-ce que ces wagons n'étaient pas affrétés par le gouvernement américain? Mulder ne prend pas la peine de répondre. Il se passe des choses graves, affirme-t-il. «Ce qu'ils ont mis dans le wagon, c'était presque humain.» (En version originale, il se contente de spécifier que l'être était vivant.) Il a la ferme intention de monter à bord du train. Scully essaie de lui expliquer rapidement sa propre découverte. Le Dr Ishimaru est encore en vie. Il figure d'ailleurs dans la vidéo. «Et voilà, c'est là que tu l'avais vu», conclut Mulder, l'air peu intéressé. «Non, répond Scully. Je sais maintenant que je l'avais vu ailleurs.» Mulder paraît perplexe.

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Dans le terminal d'Edwards à Queensgate (Ohio), déambule à pas pressés un jeune Japonais, qu’on reconnaît comme un des hommes qui avaient escorté la créature au wagon. Il ne remarque pas qu’un individu le surveille discrètement, posté devant une machine distributrice. Il s’agit du tueur qui a étranglé le diplomate Kazuo Takeo dans la limousine. On le surnomme l'Homme aux cheveux roux. Le jeune Japonais a rendez-vous avec nul autre que le Dr Ishimaru qu’on voit bientôt arpenter lui aussi la gare. Mais la rencontre n’aura pas lieu. L’Homme aux cheveux roux a suivi le jeune Japonais dans les toilettes et lui a discrètement réglé son compte. Ne voyant personne arriver, Ishimaru s'impatiente. On appelle déjà les passagers de l'express qu’il doit prendre, en partance vers Vancouver. Pendant ce temps, l'Homme aux cheveux roux traîne avec quelques difficultés le corps du jeune Japonais dans l'un des cubicules des toilettes. Il l'assoit sur la cuvette et bloque la porte. Il prend le temps de rajuster sa cravate et de recoiffer sa courte tignasse avant d'émerger de la salle de bain. Lui aussi a l'intention de monter à bord de l’express pour Vancouver.

Devant le terminal, la voiture de Mulder s'arrête en crissant des pneus. L’agent se précipite vers le premier guichet pour se procurer un billet lui aussi, mais la préposée lui apprend que l’express vient de partir à l'instant. Pendant ce temps, Scully réintègre son immeuble. Alors qu'elle s'apprête à ouvrir la porte de son logement, une voix familière l'interpelle par son nom. Elle a la surprise de découvrir Mr X dans le couloir. L'informateur, qui ne s’était pas manifesté depuis très longtemps, lui révèle que Mulder est en danger: «Il poursuit un train. Dissuadez-le de monter dedans.» Méfiante, Scully se rebiffe, en faisant comme si elle ne savait pas de quoi il parle, puis elle entre dans son logement. Elle veut claquer la porte, mais X s'interpose avec agressivité: «Appelez-le. Il faut qu'il arrête.» Pourquoi devrait-elle lui faire confiance, s'offusque-t-elle, alors qu'il leur a déjà menti? L’autre commence à s'impatienter. Scully est en train de perdre un temps précieux.

Mulder n'a pas baissé les bras en apprenant que le train venait de partir. Il a couru jusqu’à un petit pont qui surplombe la voie ferrée. Il y arrive avant le passage du train. Son téléphone sonne et il a maintenant Scully au bout du fil. Prenant soin d’éviter de lui dire de qui elle tient son information, elle enjoint avec insistance son partenaire à ne pas monter dans le train parce qu'«ils» savent où il est et ce qu'il compte faire. Le train s'approche, lui annonce Mulder. «Laisse-le filer», ordonne Scully. Mais Mulder est buté. Il enjambe la rambarde et se met en position. Il a clairement l'intention de sauter sur le toit du train en marche. Il ne tient plus le téléphone à son oreille, mais ne prend pas la peine non plus de le remettre dans sa poche. Lorsque le convoi passe sous le pont, il saute. Il rate sa réception et s'étale de tout son long sur le toit d’un wagon. Du même coup, il perd son téléphone. La communication est coupée. Scully regarde Mr X avec impuissance. Le train poursuit sa route.

À suivre...

Juin 2008